mercredi 18 octobre 2017

POURQUOI

Mickaël Hirsch





Trublion des mots, Mickaël Hirsch joue son personnage, de son enfance à la vieillesse, cherchant un sens à sa vie, puisque dans la vie il faut choisir. Mais choisir serait l'ablation d'une part de rêve...
Le voilà rêvant à tout ces choix, sans prendre "d'ascenseur pour les choix faux", pour finir "homo ça pionce", couché donc.

Une pelletée, que dis-je, une avalanche de jeux de mots, avec ceux spéciaux pour les Montois : vouloir s'installer ophtalmologiste à Le Leuy, sportif à Campet "eh tu fais de la compet?", ou haltérophile à Gaillères (vachement gaillard).
Quand on lui a parlé de Mont de Marsan, il a pensé "Interville" et en arrivant, il pensait "top à la vachette", ce qui prouve qu'il ne s'intéresse ni au rugby, ni au basket.
Le monsieur au premier rang s'est fait appeler "Jean-Luc Mélanchon" puis "Dédé la Saumure" et je ne sais pas ce qui a du lui apparaitre le pire, je lui demanderai à l'occasion!

J'oubliai : Michaël Hirsch imite Fabrice Luchini à la perfection. Vraiment on pourrait croire qu'il était là, en plus jeune!

Bref une sacrée soirée, avec un presque trentenaire, qui s'il n'est pas encore connu au niveau d'un Gaspard Proust ou d'un Kev Adams, le deviendra, c'est certain.

On peut l'écouter (en podcast) sur Europe 1 où il passe à 6h50, et ses chroniques "lettre ou ne pas lettre" vont paraitre chez Plon.
Site Web: http://www.michaelhirsch.fr/


lundi 16 octobre 2017

PAS DE DAMIDOT Y'A DAYOT


Parlons "Toros" avec HUBERT COMPAN

Peña Taurine "A Los Toros"
2 rue Léon Lalanne
40000 Mont de Marsan
Vendredi 27 octobre 17 à 19h30.


"Les toros d'aujourd'hui sont-ils plus forts et plus mobiles ?"
HUBERT COMPAN






dimanche 15 octobre 2017

COEXISTER

Fabien Eboué

Producteur de disque dont la société a été racheté par une multinationale, Nicolas a six mois pour trouver des artistes capables de remplir l'Olympia.  De castings minables en écoutes foireuses, il a l'idée, un soir de beuverie, de réunir un prêtre, un rabbin et un imam pour chanter ensemble.
Son assistante Sabrina assiste à toutes les messes possibles afin de découvrir une voix au sein de l'église, tout en cherchant la sienne auprès de mâles d'un soir. Nicolas se chargeant de dégoter un imam, le rabbin ayant déjà enregistré des disques.

Franchement on se marre, c'est plein de gags. Nicolas et son assistante sont parfaits, tandis que Tonquédec, en prêtre plus vrai que nature, Ramzy Bédia en mécréant qui découvre le pouvoir du kufi (couvre chef) sont tordants. L'éternel dépressif qu'est le rabbin joué par Jonathan Cohen, c'est une vraie découverte, autant physique que vocale (les deux autres sont doublés au chant)
Bref allez-y, ça détend!

lundi 2 octobre 2017

FERNANDO, C'EST BON QUE TU REVIENNES

Ce n'était pas à Madrid. Pas dans cette arène où il a arrosé le sable de son sang. Pas là où un 15 août il a failli perdre la vie. Rien. Plus de 1800 jours ont passé, sans mouiller sa montera. Sans appuyer ses instruments contre les murs d'un callejon. Sans que sa cape ne soit enroulée autour de ses épaules. Ça se raconte vite, mais je suis sûr que ça a paru long à Fernando.
Loin des flashes, des grandes férias, dans l'oubli des empressas (pas forcément du monde taurin) dans cet ostracisme qui endurcit que c'est forgé un torero.
L'expérience acquise, le fond, tout ce qu'il a formé dans cette opportunité qui se montrait vitale, réalité ou mirage ? Fallait il donner les raisons à ce cœur torero que continue d'empoisonner la tauromachie.
Chagriné, personne n'a acclamé ce torero lors de la sortie du toro de son triomphe, pas un applaudissement, pas une marque d'affection. Triste. Mais voyant cela, Fernando a décidé de donner des motifs pour que le public s'anime, et a offert trois véroniques enchaînées, en tirant bien sur les bras avec beaucoup d'élégance au premier animal qui a ouvert le bal. Il a brindé au public avec le menton cloué à la poitrine un début de faena pleine de toreria et de goût, les caractéristiques qui l'ont accompagné durant tout l'après-midi.
Le toro regardait et savait ce qui restait en arrière, se doutant que derrière la fermeté des appels, par ces naturelles si basses, il se soumettait de façon habile.
Le premier triomphe fut de se voir à l'affiche, mais cela ne suffisait pas à Fernando, qui voulait démontrer qu'il avait su mettre le temps à profit, que de ce chômage forcé il n'était pas allé cherché ailleurs que dans le toreo, et c'est ce qu'il a démontré, devant un animal du fer de Daniel Ramos (on a lidié trois de ce fer et trois des Eulogios) imposant de carrure et de labeur, pour aller au cheval de loin.
Distrait, il prenait ses habitudes dans le ruedo, cherchant à s'échapper à tout moment. Le bon toreo de Fernando, sous le pasodoble qui porte son nom, a démontré que le temps n'a pas passé en vain, et que si tu es torero, tu peux apporter à la fiesta brava des choses de ton exil, différentes de celles des toreros qui sont dans le circuit.
Avec ce toreo de sentiments, baissant à chaque passage les pointes des cornes, l'animal, chaque fois plus dégonflé et Fernando la tête plus haute, a voulu solder son travail par un torerissime trincherazo, s'enroulant dans la muleta tandis que retentissait un sonore « olé ! » à l'unisson dans les arènes.
Après une mise à mort digne, les gens ont demandé à l'unanimité les deux oreilles qu'il a reçu ému des mains de la belle alguacil de Casarrubios del Monte.

Sans doute l'après-midi était béni, au delà des trophées c'est le triomphe de la constance, du sacrifice, de l'espoir, de ne pas perdre ses illusions, nonobstant, louons l'espoir qui mérite un si beau final. Que c'est bon que tu sois de retour Fernando ! Et maintenant que tu nous as montré tout ce qu'il y a en toi, pourvu qu'on te permette de nous le montrer lors de nombreuses après-midis. 

traduction libre d'isa du moun

dimanche 1 octobre 2017

GUILLO ET SES AMIS

Nico Wayne Toussaint - Laurence Busquet - Fabien Bœuf - Daguerre - Mamac - Guillo

Les jeunes qui ont écrit une chanson en quelques jours avec Guillo

Pour fêter la sortie de son livre-disque "je ne suis pas un long fleuve tranquille" Guillo avait invité quelques amis sur la scène de l'Atrium de Dax.
Marty Mac Fly était le premier sur scène, Guillo nous envoyant directement dans ses souvenirs plus ou moins intimes, plus ou moins réels. Mais tout le monde sait qu'il n'est pas un long fleuve tranquille.
Mamac a choisi l’indécence, nous invitant quasiment dans son lit, Guillo enchainant avec "les premières fois".
Laurence Busquet est arrivée, avec sa voix forte et mélodieuse, pour un "des hommes et des fleurs" de la plus belle facture, ainsi que "la neige" un peu gâchée par les parasites des amplis de la basse (la neige sans doute)
Fabien Boeuf et sa jolie voix musicale ont interprété "je pars, je roule, je t'aime" car les deux amis ont en commun d'aimer les femmes, les enfants, et visiblement d'avoir une vie sentimentale animée.
Guillo a ensuite chanté une nouvelle chanson "nouveau western" qui sera dans un disque futur.
Puis le rocker Daguerre a occupé la scène, pour "le chien de la fille" et "boulevard des assassins", moquant ensuite gentiment Guillo pour le choix des chansons. Sans oublier l'inénarrable "je t'aime comme un pied"....!!!
Super huit, Long fleuve ont été repris par toute la bande, qui lors du final a opté pour une chanson ancienne, Daguerre à la guitare, pour faire plaisir à sa mère, après Bourvil (et quelques autres) "la tendresse"
Une excellentissime soirée!

Bien sûr j'ai toujours des aventures parallèles : comme j'étais à la bourre, au lieu de me garer sur le parking des arènes, j'ai opté pour plus près : le parking Chanzy.
Bref après le concert, au moment de sortir, j'introduis mon ticket et au lieu de voir la barrière se lever je lis "1,60€ payable en carte bancaire".
Je suis allée à un concert, pas faire les magasins, donc je n'ai pas de cb avec moi. Des espèces, oui. Mais bon, je bouche le passage. Le type derrière moi vient voir. Je lui dis que je ne peux pas payer, ma carte étant chez moi. Je lui demande de payer pour moi, que j'ai la monnaie pour le rembourser. Après maintes hésitations, m'avoir regardée (je dois avoir l'air honnête malgré tout!) il a fini par sortir sa cb et acquitter mon paiement. Merci Monsieur!
Mais bon, au Moun les parkings sont gratuits la nuit.










GÂTEAU D'AUTOMNE


 La moitié du bout de gingembre suffit !

1 pomme
3 betteraves
100 gr de sucre
150 gr de farine
½ sachet de levure
3 œufs
75 gr de beurre
un bout de gingembre
un verre de jus d'orange (+ le zeste si vous avez une orange bio)
options : noix ou noisettes hachées, raisins secs...

Peler les betteraves et le gingembre, lavez la pomme.
Hachez les betteraves et la pomme dans la grille à gros trous et le gingembre dans celle à petits trous. Ajoutez le jus d'orange, le zeste et les options que vous souhaitez.
Mélangez les œufs et le sucre, ajouter la farine et la levure, le beurre, et l'appareil précédent.
Versez dans un moule chemisé et cuire au four Th 5 pendant ¾ d'heure environ. Surveillez la cuisson, quand ça sent le brûlé c'est trop tard !

 Bien entendu l'ado n'a pas aimé "trop bizarre". Il est vrai que le gingembre donne du piquant. C'est très bon, mais assez loin des gâteau de pâtissier. J'ai un doute sur l'utilité de la levure car le gâteau monte peu. A vous de voir!

lundi 25 septembre 2017

La Peña A LOS TOROS présente YOAN CLEMENT MORCILLO à Mont de Marsan

 YOAN CLÉMENT MORCILLO EXPOSE À MONT DE MARSAN À L’OCCASION DE LA

JOURNÉE TAURINE DU 30 SEPTEMBRE


L’artiste istrien, Yoan Clément Morcillo, exposera ses œuvres à Mont de Marsan à l’occasion de la
journée taurine du 30 septembre qui sera clôturée par la corrida de Victorino Martin.
Jeune photographe, YCM travaille l’image à la manière d’un peintre qui chercherait à travers la
couleur et la lumière à retranscrire une atmosphère intense et colorée.
Aujourd’hui, à tous juste 30 ans, il a besoin que son travail photographique interpelle et surprenne
l’observateur.

Pour l’occasion, la PEÑA A LOS TOROS de Mont de Marsan exposera plusieurs pièces de sa
collection. Elle sera ouverte à l’issue de la corrida où les toreros devraient se rendre après la course.
La VILLA MIRASOL, L’HOTEL-RESTAURANT « LES PYRENÉES », l’HÔTEL DU SABLAR et le restaurant LE PLUMAÇON exposeront d’autres pièces de la collection pendant plusieurs semaines.

Communiqué

mardi 19 septembre 2017

NOS ANNÉES FOLLES

André Téchiné





Le début du film est truffé de flashbacks qui ne s'enchaînent pas de manière très fluide et compréhensible et j'étais un peu déroutée. Au temps présent se mêlait le passé et une histoire de théâtre qui ne faisait qu'embrouiller.  A vrai dire je ne saisissais pas tout mais je ne suis pas très intelligente. Enfin... un mauvais départ.
Tout de même une image poignante : un soldat en plein combat de la guerre de 14/18 errant au milieu des tirs, l'air égaré, ne pensant ni à prendre son fusil ni à se protéger,  bref, un type qui ne comprend rien à la guerre. Il s'appelle Paul,  et n'a qu'une envie, sortir de cet enfer..
Il finit par déserter et il revient auprès de Louise,  sa femme qui le cache dans la cave de sa maison. Afin qu'il puisse s'aérer  Louise, a l'idée de le déguiser en femme. Il résiste, refuse, mais finalement, son envie de sortir le pousse à accepter cette proposition. Paul devient Suzanne.
Je ne raconterai pas les mésaventures de Suzanne pour ne pas déflorer le film.
Pour moi, ce film devient vraiment intéressant au moment où, la guerre finie, Suzanne peut et doit redevenir Paul, mais Suzanne semble plus forte que Paul.Suzanne était forte, séductrice, admirée, Paul lui, n'est rien.  La difficulté de retrouver son identité d'homme, voilà le chemin douloureux de Paul et là, le film prend une dimension tragique et dense. Les deux acteurs sont excellents, en particulier celui qui incarne Paul dont je ne vous dirai pas le nom car il est à rallonge* mais c'est le même qui jouait dans "l'inconnu du lac" et dans "le fils de Jean".
En somme, un film qui part mal mais qui s'améliore tout du long et qui finit très bien ( je parle de son intérêt et pas de la fin du film qui elle, n'est pas rose).
De plus, il s'inspire d'une histoire vraie.


Ana 

* Pierre Deladonchamps

120 BATTEMENTS PAR MINUTE

Robin Campillo





120 battements par minute... et mon cœur a battu !
Il y a longtemps que je n'avais pas vu un film aussi beau. Pourtant, le sida dans les années 90 alors qu'il n'y avait pas encore de traitement efficace, ça paraît un sujet épouvantable.
Oui mais, il y a le génie du réalisateur, des acteurs. Une énergie incroyable, un sentiment d'urgence, une soif de vivre côtoient le drame de la maladie et de la mort.
Après une action militante, les adhérents de Act Up, pour la plupart séropositifs, s’enivrent de danse et de musique dans une boîte. La scène est longue et nous enivre aussi mais la fête se termine par un écran tout gris, un ailleurs, un infini ou des molécules errent et se cognent. Nous étions dans la vie et nous voilà ramenés vers la maladie et la mort. 
J'ai beaucoup aimé ces images subtiles, muettes qui font sans cesse, tout au long du film basculer les émotions. La Seine coule, calmement dans un Paris magnifique, oui, mais la Seine est rouge sang.
Les acteurs sont superbes et la réalisation géniale.
Je l'ai vu il y a 15 jours mais j'y pense encore !


Annie